19 Avril Rassemblement à la gare de Toulon à 11 h

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Mis à jour ( Mardi, 17 Avril 2018 10:13 )

 

Une grève chez Pizzorno ?? Diable !

Pour en savoir plus, lisez les trois articles ci dessous !


Grève illimitée chez Pizzorno

Communiqué de l’UD CGT du Var

Un article paru dans Var-Matin en date du 1er février 2018 annonce la couleur : "préavis de grève chez Pizzorno : l'Etat doit prolonger le Balançan"

De quoi s'agit-il réellement ?

Ouverte depuis 1974, la décharge du Balançan est arrivée à saturation. Elle accueille la plupart des déchets ménagers du Var, soit des millions de tonnes d’ordures.

En novembre 2011, un cabinet d’expertise procèdait à des prélèvements et analyse les écoulements. Il constatait alors la présence « d’agents chimiques et métaux lourds, ruissellements des eaux non maîtrisés, pollutions des eaux souterraines et de surface, contamination des couches sédimentaires… ».

Une plainte a été déposée et le 19 avril 2012 et le tribunal administratif de Toulon a annulé l’arrêté de 2009 qui jusqu’ici autorisait la société Sovatram à exploiter la décharge. Cette dernière a fait appel et a redéposé dans la foulée, en octobre 2012, une nouvelle demande d’exploitation. Celle-ci a été validée par la préfecture.

Dans le Var, en vocabulaire « ordurier », derrière un nom de filiale comme ici Sovatram - on trouve toujours le même groupe : Pizzorno. Pardon, « Pizzorno Environnement ». Mettre un peu de vert dans l’intitulé est toujours du plus bel effet et peut même vous valoir la Marianne d’or du développement durable (obtenue 2011).

Saturé, le site d'enfouissement du Balançan au Cannet-des-Maures fait actuellement l'objet d'une demande de prolongation d'exploitation jusqu'en... 2027.

Une demande qui est comparable à celle demandée et obtenue - au forceps - en 2008 pour, déjà, les mêmes raisons de fond, à savoir l'absence de solutions alternatives de traitements de déchets dans le Var.

En dix ans, rien, ou si peu, n'a donc été fait pour permettre la fermeture de cette décharge ouverte... en 1974. La question du stockage des déchets et de leur retraitement reste donc sans réponse et Pizzorno compte bien se servir de cette faille.

Pizzorno donne l'ordre d'appeler à la grève !

Nous considérons que le préavis de grève déposé pour le 5 février 2018 n'est ni plus ni moins qu'une manœuvre orchestrée par Pizzorno pour tenter de sauver son site du Balançan.

Celui-ci est en sursis puisqu'il ne répond pas aux normes environnementales.

L'absence de solution de rechange pour stocker les déchets met tout le monde sous pression :

Le préfet qui a un plan B bancal (transporter les millions de tonnes de déchets sur Marseille ou sur Lyon...),

La population et les élus locaux du Cannet et des environs désabusés face à tant d'insuffisance des pouvoirs publics et à des autorisations d'exploitation octroyées, années après années, et qui finissent par ressembler fortement à du favoritisme envers le patron du déchet dans le Var.

Pizzorno sait qu'il reste sous la menace d'une interdiction à poursuivre l'exploitation alors il fait monter la pression en invitant les représentants des salariés à s'exprimer.

Il fait intervenir les délégués du personnel, pour qu'ils déposent un préavis de grève  pour mettre la pression sur les élus locaux et sur la préfecture. Ceux-ci organisent un conférence de presse dans laquelle ils entraînent tout le monde sauf la CGT.

La question de l'emploi est bien réelle chez Pizzorno.

Le groupe licencie, maltraite ses salariés, ne respecte pas les effectifs prévus dans le cahier des charges des contrats signés avec les communes. Il méprise les conditions d'hygiène et de sécurité au travail de ses salariés en France comme à l'étranger.

Il  méprise les habitants du Cannet des Maures et des communes environnantes qui subissent les entorses aux règles environnementales de sa filiale du Balançan.

Oui, la question des emplois est importante. Elle l'est trop pour se laisser entraîner dans une basse manœuvre qui ne vise qu'à une chose : garder le marché coûte que coûte...

Et déjà le bruit court : la grève serait payée...

Toulon, le vendredi 2 février 2018


SUITE de L'HISTOIRE : Communiqué du 5 Février de l'UD

Nous avons confirmation de la manœuvre orchestrée par la direction.

Pour preuve, l'action sur Saint-Raphael a fait long feu. Le mouvement de grève a avorté dès lors que le Maire de Saint-Raphael a menacé l'entreprise d'appliquer les astreintes pour service non fait...

Étrangement, les salariés ont décidé de reprendre le travail.

Contrairement à ce qui est annoncé dans la presse (VM du 4 février) suite à la parution du communiqué de l'UD CGT du VAR, il n'y a pas deux positions CGT (propos tenus par le représentant CFTC).

Tous nos délégués ont été contactés et nous sommes tous d'accord pour ne surtout pas inscrire notre organisation dans cette mascarade.

Et, situation au 7 février



Des nouvelles du front !

Hier, certains salariés auquels la direction de Pizzorno avaient demandé d'assurer un service minimum de ramassage, l'hôpital, maison de retraite... ont eu le malheur de ramasser un peu plus.
Ils se sont vu mettre en garde de représailles par la direction de Pizzorno s'ils continuaient de ramasser les poubelles au delà du service minimum. (info communiquée par UL Draguignan).


Chez Pizzorno, quand la CGT dépose un préavis de grève, la direction dépêche ses nervis pour dissuader les salariés...
Mais quand Pizzorno organise "la grève", la même direction met la pression sur ses salariés pour faire le minimum... du service minimum.
Les contribuables-usagers apprécieront.

Et vive le service public !

 


 

 
Il aura fallu 6 années de détermination, de ténacité et d'opiniâtreté pour gagner cette bataille !

L'entreprise "Groupe Pizzorno Environnement" vient de voir son recours en cassation rejeté par la Cour.

Pizzorno est DEFINITIVEMENT condamné pour discrimination syndicale.

"Pizzorno le Roi des Ordures" titrait il n'y a pas si longtemps un journal à grand tirage. Le qualificatif était-il usurpé ?

Nous reviendrons plus en détail sur les contours et les conséquences de l'affaire dans les prochains jours, mais ne boudons pas notre plaisir et soyons fiers d'avoir réussi à faire reconnaître l'évidence par la justice : Non, il n'est pas normal de voir un employeur engager 5 procédures disciplinaires en 18 mois contre un salarié nouvellement élu CGT.

Les grands voyous peuvent être condamnés. Leur puissance politique, économique et financière ne fait que retarder l'échéance.

Mouloud Djafar, notre délégué syndical central, est réhabilité car les faits qui lui étaient reprochés n'étaient que montages honteux pour le discréditer, lui nuire, le détruire et le sortir de l'entreprise et avec lui l'organisation syndicale CGT dont le préjudice subi est également reconnu.

Cette victoire n'est pas totale car pour qu'elle le soit, il faudrait que Pizzorno ne puisse plus nuire aux salariés et à leurs représentants.

Mais il s'agit là d'un uppercut sévère, nous allons maintenant envoyer le direct du droit !

Le combat va se poursuivre.

Une pensée particulière pour notre Camarade Mouloud qui n'a jamais tremblé, n'a jamais été déstabilisé,

Une pensée pour tous les autres, et ils sont nombreux, qui ont subi la politique sociale du groupe Pizzorno et se sont faits virés comme des chiens,

Une pensée pour ceux qui la subissent encore au quotidien "parce qu'il faut bien nourrir la famille". Nous les invitons à prendre confiance à travers ce jugement et poursuivre le combat avec la CGT,

et enfin une pensée pour tous ceux qui ont des responsabilités dans la prospérité du groupe Pizzorno et qui ont stigmatisé le combat de la CGT.

Bonne soirée à nous tous et Bonne Année !

Mis à jour ( Jeudi, 07 Janvier 2016 18:20 )

 

Mis à jour ( Mercredi, 23 Novembre 2011 10:09 )

 
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